Green Gold Black #10 -Ska fever

3 oct

On se retrouve cette semaine pour un petit point historique (jamaïcain ça va s’en dire, mais pas que) sur une musique aussi riche sur le plan musical que celui de la vie quotidienne de l’île : le Ska.

Dans les années 50, les conditions sociales sont très rudes et plus particulièrement dans certains ghettos de la capitale. De nombreuses cultures allant des Caraïbes à l’Amérique du sud sont confrontées à une misère sociale et matérielle contre laquelle le principal remède reste la musique, qui s’empreigne évidement des nombreuses influences présentes en ville. Mais la principale est alors la musique noire américaine, entendue à la radio ou directement importée en 45trs. D’abords très appréciée puisque dénonçant des injustices similaires à celles que vivent les jamaïcains, elle est rapidement reprise par le savoir faire local et donne alors ce qu’on appellera plus tard dans les pays anglo-saxons le « Bluebeat« .

A force de reprises, le style jamaïcain s’affirme, certains labels comme Treasure Isle (Duke Reid) ou Studio One (Sir Coxsone) voient le jour et commencent à passer sur des sound-systems locaux des morceaux enregistrés sur place : nous sommes au début des années 60, le ska est né. Il parle de tous, des discussions de bar aux problèmes politiques, mais surtout il fait danser. Les gens descendent dans la rue et se retrouvent à des soirées plus ou moins improvisée ou l’ambiance s’enflamme, entrainée par un rythme caractéristique que vous allez découvrir.

Baba Brooks and his orchestra, plus tard rebaptisé The Skatalites, Justin Hinds, The Rulers, mais surtout Laurel Aitken qu’on considère aujourd’hui comme le parrain du ska, commencent à se faire un nom, la sauce prend et rend les gens heureux, jugez en par vous même …

-Peace !-

Le Ska sera une influence directe du reggae et profitera d’une nouvelle vie à partir du début des années 70 à l’étranger et particulièrement à Londres avec le « Revival Ska », mais aussi au Etats-unis, au Japon …

Dans cette playlist :

Laurel Aitken – Bar tender
Baba brooks and his band – Girls town ska
Lee Perry – The woodman
Eric ‘Monty’ Morris – Penny reel-O
The Rulers – Too late
Owen & Leon – The fits is on me
Justin Hinds and the Dominos – Carry go bring home
Derrick and Pasy – The national dance

Nuit blanche / Music & Graffitis

30 sept

N’oubliez pas ! La nuit blanche investit Paris samedi prochain le 4 octobre dès 19 heures jusqu’au petit matin.

Cette édition a été conçue comme un grand circuit de randonnée artistique. Il y aura 7 itinéraires qui seront ponctués d’escales surprenantes et de graffitis incroyables. Pour les aficionados de street-art le chemin part de la gare d’Austerlitz jusqu’à  l’ancienne gare Masséna dans le 13 arrondissement. Nous terminerons ce parcours artistique en musique avec Jeff Mills.

À la Gare d’Austerlitz :

L’artiste Jacques Villeuglé réalise dans la cour des départs un grand graffiti noir. Une citation d’Edgar Allan Poe «  Être étonné est une invitation au bonheur » pour débuter cette randonnée artistique. Puis on ira vivre le « Kinématope » de l’artiste espagnol Pablo Valbuena une installation son et lumière originale sur les nouvelles voies ferrées de la gare Austerlitz encore fermée au public qui va mettre en valeur ce lieu insolite de 500 mètres de long.

Sur le quai du pont d’Austerlitz

L ‘oeuvre de Hicham Berrada « L’Arche vaste citerne de lumière, chaleur, eau et plastique en mouvement »

L’artiste pakistanais Imram Qureshin qui rend hommage à l’art islamique ancien tout en explorant l’art abstrait. Il recouvre le quai d’Austerlitz de grandes éclaboussures de peinture rouge=le sang et de dessins de feuillage=la vie, œuvre intitulée « Two loves »

À la cité de la mode et du design

La  projection d’une vidéo « Work in progress » de 60 minutes ou vous découvrir la richesse des arts urbains à travers les expressions des artistes : Vhils,Sten lex, JonOne, L’Atlas, JR, et Blu.

Sambre crée des installations de bois de récupération in situ. Il installe aux Docks  une œuvre « Mur ouvert » une grande arche de bois autour de l’escalier menant à la coursive principale Boulevard Vincent Auriol

Sur le terre-plein central à l’angle du bd Vincent Auriol et l’avenue Mendes France, des sculptures insolites « Embed series » du street artist Mark Jenkins constituées de centaines de mètres de ruban adhésif puis habillées de vrais vêtements. On les trouve à travers des mises en scène inhabituelles ou dérangeantes.

Le collectif Boa Mistura réalise une gigantesque anamorphose typographique. « Anamorphosis » sous le métro aérien du boulevard Vincent Auriol.

Halle Freyssinet

Carte blanche à Jef Aérosol. Figure historique du street art, Jef Aérosol a carte blanche pour inviter une dizaine de street artistes qui vont réaliser avec lui leur œuvre dans les douze alcôves de la halle Freyssinet au fil de la nuit  et sous les yeux des spectateurs… Melle Maurice, Brusk, Dan 23, STF, Moscato, Jean Faucheur, Rouge et les Monkey-bird.

Rue chevaleret

7 artistes réalisent in situ des grandes silhouettes humaines, des messages ou des graffitis

« Réappropriations urbaines » design urbain de Cedric Bernadotte

« Dispatchwork » de Jan VormanQui répare les murs endommagés, façades et escaliers de la rue Chevaleret avec des briques Lego multicolores.

« Persiennes » d’Atlas qui décline sa propre typographie en mode persienne sur le mur pignon du 46 rue chevaleret.

« Baptême » de Borondo : Dessins de silhouettes

« Lost in the City » composition florale de YZ

« I’m not a real artist » de SpY appose cette phrase en lettres phosphorescentes sur le mur du n°73

« LA13 » de Tristan Eaton, patchwork monumental sur le mur pignon visible depuis le croisement rue de la Chevaleret et le tunnel de Watt Rue Watt « perspectives lines » de Thomas Canto. Vision diffractée et multipliée à l’entrée du tunnel de la rue de Watt.

Gare Masséna

« Gare Masséna » de Swoon qui habille l’ancienne gare des ses figures-totem les plus récentes, visages d’une humanité tendre et fragile

Événements musicaux à ne pas rater

Après ce musée street-art on se donne tous rendez vous sur la petite ceinture du parc André Citroën pour finir cette soirée en beauté et écouter le pionnier de la techno de détroit Jeff Mills.

Et pour ceux qui ne seraient pas rassasiés, on continue à la machine du Moulin Rouge pour la « Nuit blanche électronique » et son florilège de collectifs et de styles.

Green Gold Black #9 -Roots vol.3

27 sept

On se retrouve avec notre playlist reggae de la semaine, de quoi passer un bon moment avec cette demie heure de roots fraîchement sélectionnée pour vos oreilles. On est dans les années 70, et les pionniers du genre comme Horace Andy ou Black Uhuru vous font découvrir une face de la musique jamaïcaine plus tournée vers la religion et la politique sociale sur l’île au travers de couplets engagés et de mélodies calmes et propices à la réflexion. Pour des gros skanks et du one drop à volonté vous êtes au bon endroit !

-Peace !-

Dans cette playlist Reggae:
  • Horace Andy – Skylarking
  • Barrington Levy – Robin Hood
  • Israel Vibration – Weep & mourn
  • Jacob Miller – Tenement yard
  • The Heptones – Mr President
  • Meditations – Much smarter
  • Errol Walker – In these times
  • Black Uhuru – Whole world is Africa
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